Résolutions

WPR/RC55.R6

Sécurité sanitaire des aliments

         Le Comité régional,

         Rappelant les résolutions WHA53.15 sur la salubrité des aliments, WHA55.16 sur l’action de santé publique internationale en cas de présence naturelle, dissémination accidentelle ou usage délibéré de matériel chimique, biologique ou radionucléaire affectant la santé et WPR/RC52.R2 sur la salubrité des aliments ;

         Préoccupé par le fait que des maladies d’origine alimentaire, la contamination des aliments et les zoonoses émergentes font peser de graves menaces sur la santé publique et sur la stabilité socioéconomique de la Région du Pacifique occidental ;

         Reconnaissant que le risque d’épidémie d’origine alimentaire est particulièrement aigu dans le Pacifique occidental et les régions voisines en raison de la forte proximité dans laquelle vivent les oiseaux, les animaux et les personnes et des modes de production et de commercialisation des oiseaux et des animaux destinés à la consommation ;

         Conscient du fait que des niveaux inacceptables de résidus de pesticides et d’antibiotiques, d’agents pathogènes et de microtoxines dans les aliments ont conduit ces dernières années au refus par certains pays d’importer des produits alimentaires de la Région ;

         Reconnaissant la nécessité de renforcer les moyens de chaque pays de participer au partage des informations et à la coopération au niveau international pour détecter, signaler et combattre plus rapidement toute épidémie d’origine alimentaire ou contamination alimentaire de portée internationale, y compris tout incident de contamination délibérée ;

  1. INVITE INSTAMMENT les Etats Membres :
    (1) à accorder davantage d’importance aux questions de sécurité sanitaire des aliments, à y allouer des ressources supplémentaires et à partager les informations sur les maladies d’origine alimentaire et la contamination d’aliments avec les autres Etats Membres et avec l’OMS, notamment via le Réseau international des autorités de la sécurité sanitaire des aliments ;
    (2) à élaborer et à établir durablement au niveau national la surveillance des maladies d’origine alimentaire, à participer aux dispositifs de surveillance régionaux, à contrôler les risques alimentaires et à collaborer à l’analyse et à l’échange rapide des données de surveillance afin de réduire le risque de maladies d’origine alimentaire ;
    (3) à instaurer des politiques et des plans d’action qui incitent les ministères, les producteurs, l’industrie, les vendeurs et les consommateurs à coopérer de façon à garantir la sécurité sanitaire des aliments à tous les stades de la chaîne de production, de traitement et de commercialisation ;
    (4) à mettre en oeuvre des contrôles réglementaires à base factuelle dans les marchés où l’on vend des oiseaux et des animaux vivants destinés à la consommation, afin de réduire la charge des zoonoses émergentes et des toxi-infections alimentaires ;
    (5) à renforcer par leur participation les approches multipays pour améliorer la sécurité sanitaire des aliments, comme celles que le Codex Alimentarius et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est cherchent à mettre en oeuvre ;
  2. PRIE le Directeur régional :
    (1) de collaborer avec les Etats Membres, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et l’Organisation mondiale de la santé animale et d’autres partenaires à tous les stades de la chaîne de production, de traitement et de commercialisation des aliments afin de réduire le risque de zoonoses émergentes ;
    (2) de favoriser à plus grande échelle le partage des informations ainsi que la collaboration au niveau international et régional pour traiter des questions relatives à la sécurité sanitaire des aliments en veillant à ce que la Région soit correctement représentée dans le Réseau international des autorités de la sécurité sanitaire des aliments et d’autres réseaux importants ;
    (3) de coordonner l’action avec le Bureau régional OMS de l’Asie du Sud-Est pour établir des approches birégionales concernant la sécurité sanitaire des aliments ;
    (4) de mettre davantage l’accent sur la sécurité sanitaire des aliments et de s’efforcer d’obtenir de la part des Etats Membres, des organisations internationales et des donateurs l’engagement d’allouer des ressources supplémentaires à l’action contre le problème croissant des toxi-infections alimentaires et de la contamination des aliments.

17 septembre 2004


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